Joyeux Noël 2014

Joyeux Noël à tous les romantiques ! Voici pour vous un extrait du tome 2 intitulé Le Saint Valentin (en cours d’écriture). Toutes remarques sont les bienvenues : j’en suis encore à l’état de brouillon,  j’ai écrit ça très vite. De très bonnes fêtes à vous <3 <3 <3 Gros becks

arbre de Noël littéraire

Extrait tome 2 :

Valentin savoure une Lucky Strike en regardant tomber la neige sur le parking, une main tenant le col de son pull relevé contre son cou.

« C’est la troisième cigarette d’affilée… commente Eddie. »

Valentin se retourne vers l’Américain à la carrure de nageur olympique dont les cheveux noir corbeau dissimulent en partie les yeux.

« Je ne me lasse pas de regarder la neige tomber. Tu sais, on dirait…

_Des paillettes de lessive ? sourit Eddie.

_Tu te fiches de moi ! se récrie Valentin.

_Non pas. J’essaie de comprendre ton amour fou pour la neige et les fringues propres, c’est tout… »

Un baiser volé coupe court aux protestations du petit brun.

« Allez, rentre au chaud maintenant, fait Eddie en enroulant un bras musclé autour des épaules du Français. »

L’appartement est méconnaissable depuis que Valentin a dévalisé les décos de Noël chez Walmart. Toujours enlacés, le couple s’installe dans le sofa près du chauffage électrique. Le poste de télévision diffuse en boucle les meilleurs moments de 2011 avec Jimmy Fallon. Valentin baille et se blottit contre son amant d’un air las.

« Et si on ouvrait nos cadeaux maintenant ? propose-t-il en enfouissant son nez dans le dessous-de-bras d’Eddie.

« Nos cadeaux de Noël ?

_Bah oui, idiot. C’est le réveillon ! Demain on sera chez tes parents, mais ce sera pas pareil. Et puis j’ai envie de te donner mon cadeau tout de suite ! »

Eddie semble hésitant mais Valentin a déjà raflé les deux paquets sous les branches lumineuses du sapin.

« Ha ha ! Le mien est plus gros que le tien… je parle du paquet cadeau, glousse-t-il. Allez, ouvre le tien en premier, dit Valentin avec excitation. »

Valentin lui fait un clin d’œil tandis qu’Eddie sourit d’un air gêné, ses doigts déballant grossièrement la petite boite bordeaux refermant un bracelet en cuir.

« C’est… rougit Eddie violemment.

_Tu aimes ?

__ T’avais dit qu’on ne s’offrirait rien de trop cher ! »

Valentin rit et s’empare du bracelet pour le mettre lui-même au poignet d’Eddie.

« A mon tour maintenant ! s’exclame-t-il tel un enfant de 5 ans. »

Valentin retourne son paquet. Le rectangle mou emballé dans du papier bleu brillant se laisse docilement tomber d’une main à l’autre.

« C’est le pull Abercrombie que je t’avais montré ? sourit-il, attendri par l’air fébrile et hésitant de son amant. »

Il doit se demander s’il a pris la bonne taille… pense Valentin. C’est vrai que je commence à être serré dans le M, mais bon c’est Noël !

« J’ouvre ! »

Les ongles propres et carrés du jeune Français décollent les morceaux d’adhésif transparent avec minutie. Le papier crisse sous ses doigts impatients. L’étoffe glisse sur ses genoux. Jaune… Jaune ? Valentin cherche à plonger ses yeux dans le gris insondable des prunelles d’Eddie, sauf que celui-ci semble inextricablement absorbé par l’écran blafard de son téléphone portable. Valentin déroule les torsades de laine moutarde en s’empêchant de froncer les sourcils.

« Heu… merci, dit Valentin en se penchant sur les lèvres d’Eddie pour y déposer un baiser maladroit. Une écharpe jaune, c’est… Wouah.

_Ça ne te plait pas ? demande Eddie en quittant enfin son smartphone des yeux.

_Non, ce n’est pas que ça ne me plait pas, mais… Si tu as gardé l’étiquette et le ticket de caisse, je pourrais en prendre une grise à la place. Ça irait mieux avec mon trench couleur taupe, tu ne crois pas ?

_Ah. Je ne les ai plus, fait Eddie en fixant un point quelque part au-dessus de l’épaule de Valentin.

_Comment ça ? Tu ne les as pas gardés ? »

Eddie hausse les épaules.

« Eddie.

_Oui ?

_Où est-ce que tu as acheté ça ?

_Je ne me souviens plus…

_Tu m’as dit que ton ex t’avait offert une écharpe que tu détestais pour ton anniversaire… C’est cette écharpe ? »

Devant le mutisme d’Eddie, Valentin a le souffle coupé.

«  Tu me refiles un vieux cadeau de ton ex, une écharpe jaune en plus ?

_Valentin, écoute. Je peux t’expliquer…

_Quoi ? Tes problèmes d’argent ? Alors que tu gagnes ta vie et que c’est ton père qui paye le loyer ! »

Des larmes menacent de déborder du cadre sophistiqué de ses lunettes de vue.

« On avait dit qu’on ne dépenserait pas beaucoup en cadeaux, se justifie Eddie tant bien que mal.

_Dis-moi si mon anglais est correct mais pas beaucoup et pas du tout, c’est quand même pas la même chose, si ?! Tu sais tout ce que j’ai dû faire pour venir à Chicago passer Noël avec toi ? Attends… »

Valentin redresse les épaules et penche la tête d’un air méfiant, puis il éclate de rire. Eddie reste stupéfait devant ce revirement de situation.

« J’ai compris, c’est une blague c’est ça ? C’est pas mon vrai cadeau ! rit-il aux éclats. »

L’Américain écarquille les yeux avec un air de compréhension.

« T’as pas encore reçu mon vrai cadeau, c’est ça ? Tu l’as commandé sur internet ? insiste Valentin.

_…Oui., acquiesce Eddie avec une pointe de soulagement.

_Oooh, dis-moi ce que c’est ? s’impatiente Valentin.

_Surprise… Dis-moi, j’ai reçu un mail de ma mère je veux lui répondre tout de suite sinon elle va m’appeler pendant 3 heures. Tu veux bien aller nous faire du thé ?

_Bonne idée ! Avec du sucre ?

_Oui s’il te plait. »

Eddie attend de voir son ami disparaître dans la cuisine puis se jette sur son ordinateur.

Vite, vite. Amazon.com… Meilleurs ventes… Prix entre 5 et 30 dollars et livraison éclair.

Le Français est follement, hystériquement amoureux de lui. Il n’y verra que du feu.

 

~Joy

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